•Exposition collective organisée par la galerie Philia. Château de Barjac. Septembre 2020.

•Résidence organisée par la galerie Philia. Exposition collective Château de Cornillon. 30630. Juillet 2020.

•Exposition collective. OBJETS D’ICI/ OBJETS D’AILLEURS. #Sculptures. Centre culturel ARCADE. Chateau de Sainte Colombe en Auxois. Du 14 juillet au 6 octobre 2019.

•Exposition personnelle. AFRO BLUES. # Sculptures et images. Ajmi, jazz club, Avignon. Février 2019.

•Exposition collective. FIL DU TEMPS, Connections textiles. Maison de l’art et de l’artisanat. Marseille. #Sculptures textiles. 14 Décembre 2018 – 16 Février 2019.

• Exposition collective. Femmes Totem d’Outre Mer. MUSÉE DE L’HOMME. Paris. #Sculptures. Mars 2018.

• Exposition collective. COLLECT. # The International Art Fair for Contemporary Objects. Londres, Saatchi Gallery. Collaboration avec Jérôme Pereira dans le cadre du projet AWARÉ. Sculptures. Février 2018.

• Collaboration artistique avec SOUVNANS, groupe de chants spirituels de la caraïbe. Installations, images. 2018.

• Exposition collective. Bijoux de caractère. Galerie COLLECTION, Paris. Sculptures. Oct.-Déc. 2017.

• Exposition personnelle. « Mange la chair ». Sculptures, images et mots. WATT galerie. Marseille 13007. Juin 2017.

• Collaboration pour la revue BLOOM / Lee Edelkoort. Installation éphémère. Issue # 20 Tinctorial.

Sylvia Eustache Rools est une artiste plurielle.

Issue des arts textiles, on trouve dans son travail un goût prononcé pour la composition, le maniement des textures et des couleurs. De ses études d’histoire de l’art rapidement délaissées au profit du geste créatif, elle garde un vif intérêt pour les collections archéologiques et ethnologiques.

Aujourd’hui, telle une femme médecine, elle explore la matière de la psyché et pense les mots via les textures. Au fil du temps, par le biais de la sculpture et de l’image, elle délivre un travail intuitif, délicat et brut. Créole de par son héritage, sa rencontre avec une autre île, le Japon, il y a dix ans et de récentes immersions ont contribué à dessiner en elle un archipel sensoriel singulier et foisonnant.

Dans son travail, elle questionne les notions de porosité et de perméabilité entre les cultures, les lieux et les personnes. Il y est question de mémoire, survivances et de géographies mouvantes. Entre archéologie des sens et géologie interne, elle explore un mode d’approche sensible de nos mémoires.

Elle vit et travaille dans le sud de la France.

 

Enfant, j’ai voulu être archéologue.

Interroger les traces. Débusquer les indices aussi infimes soient-ils.

Tout cela est loin maintenant.

L’envie a eu le temps de disparaître, recouverte par des (im)postures tenaces.

Et pourtant… Mes placards révèle une multitude éparse : matières diffractées, bribes… Ce sont ici et là des fragments. Rien de consistant, de conséquent de prime abord.

Un ensemble de formes et de textures évoquant des prélèvements, des vestiges, copeaux de mémoire…Reliques disparates cohabitant dans une communauté d’esprit. Objets d’étude et point de départ cristallisant ressentis et émotions.

Le travail de collecte est une première étape de mon processus créatif, un premier degré du témoignage mais, il ne faut pas s’y méprendre, ma quête ne se situe ni dans l’inventaire, ni dans le recensement.

L’occident a ressenti le besoin d’analyser, répertorier, classer. Mettre sous verre. Fixer pour rendre intelligible. Dans ma pratique, je me sens loin de cette volonté de maitrise et de compréhension mais plus en phase avec une pensée animiste ou un processus alchimique.

Dans un premier temps, la collecte et ses parts égrenées mettent à nu une sensation de morcellement.

Après une longue étape de maturation : Là où il y avait fragilité, dispersion, éclatement, affleure une réalité, une identité. L’ acceptation sereine de ces parts morcelées ouvre un processus d’individuation artistique. Refaire unité, recomposer, écrire un nouveau récit.